La fatigue
Article écrit par AtECal.
Quand faire un calcul en fatigue ?
Il est nécessaire de calculer votre appareil en fatigue lorsque celui-ci est soumis à des cycles :
- de pression,
- de variation de températures,
- variations de charges externes,
- variations de poids (par exemple: chargement, déchargement),
- etc...
Certains facteurs ont aussi une influence particulière sur le fatigue et notamment la corrosion. Les régles de calcul du CODAP ne sont pas applicables dans le cas de phénomènes de fatigue-corrosion qui se traduisent par une réduction trés importante de l'endurance.
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Les hypothèses de calcul

Il est très important de faire les calculs en fatigue avec des hypothèses réalistes.
Par exemple, faire un calcul d'une agitation avec un moment de renversement qui correspond à une situation exceptionnelle (casse d'une pâle), va entrainer une durée de vie de quelques jours alors que les retours d'expérience dans les usines montrent qu'il n'y a que très peu de problèmes de fatigue sur les tubulures d'agitation.
3 grands types de calcul
L'analyse simplifiée suivant C1.5
Comme son nom l'indique, c'est le calcul le plus simple que l'on puisse réaliser. Vous pouvez d'ailleurs le faire par vous-même: Calcul simplifié suivant C1.5
Ce calcul donne généralement un nombre de cycles admissible de pression de l'ordre de 5000 à 10000. Dans le cas où cette régle n'est pas satisfaite, il y a lieu de d'appliquer l'une des 2 régles suivantes.
L'analyse simplifiée suivant C10.2
Cette régle permet de vérifier la résistance à la fatigue d'un appareil soumis à des sollicitations de pression. Elle est particulièrement destinées aux éléments couverts par les chapitres C2 à C9 du CODAP (à l'exception des compensateurs et de la boulonnerie).
Nous allons donc, avec cette régle, vérifier tous les éléments un à un. Par exemple:
- Fond elliptique,
- Soudure ciconférentielle fond/virole,
- Virole,
- Soudure longitudinal de la virole,
- Tubulure (assimilée à une virole),
- Renforcement d'ouverture de la tubulure, etc...
L'analyse détaillée suivant C10.3
Cette partie du code est encore en cours d'écriture, c'est pourquoi, nous faisons nos analyses principalement suivant le code P.D. 5500. C'est d'ailleurs la méthode de ce code qui est reprise dans l'EN 13445.
Il est également possible d'utiliser les éléments finis dans les analyses C10.2.
